Le Label de Responsabilité Sociale des Call Centers : ça bouge.
Pourquoi j’ai été sceptique quant à la création de ce label ?
Cétait une première, et c’était un acte de contrition que l’on pouvait forcément mal interpréter : pourquoi les prestataires de centres d’appels auraient-ils eu plus besoin d’un label de responsabilité sociale que les garagistes, les vendeurs de cuisine, et les autres ? Forcément parce que la réalité n’était pas belle à voir. Autrement dit, les medias avaient raison, les call centers n’étaient pas loin des mines de Zola.
Ensuite, parce que Teletech International, comme toutes les entreprises normales, n’avait pas besoin d’un label pour respecter ses salariés, adopter les meilleures pratiques sociales de son secteur, et convaincre ses clients de l’ensemble. Le label social, attribué entre amis, c’est un moyen simple de masquer une réalité peu reluisante.
J’ai également argumenté dès le début sur le fait que la démarche logique aurait consisté à créer les conditions normales de relation avec les donneurs d’ordres. Accepter tout le poids de la responsabilité des mauvaises pratiques, c’était une erreur stratégique de nos instances représentatives. J’ai toujours défendu que si les dirigeants des sociétés prestataires étaient critiquables, ce n’était pas toujours de leur seule responsabilité : les conditions imposées par les donneurs d’ordres les plus puissants, avec parfois même des enchères inversées, ont étranglé nombre d’entre nous et par effet domino, au moins ouvert la porte à un dumping social conséquence du dumping commercial que certains ont accepté. (Lire la suite…)

