Je reviens sur ma prise de position dans la Tribune et ici même ce matin pour expliciter mon propos.
Je ne défends pas les délocalisations effrénées, mais je pense qu’il n’y a aucune raison pour que les centres d’appels se voient interdire ce qui est par ailleurs recommandées aux autres secteurs, à savoir faire preuve d’esprit d’entreprise et d’audace et aller implanter des activités françaises en dehors de France.
Ce qui est bien pour les uns devrait être bien pour les autres.
Pour autant, je pense que conjuguer des call centers off-shore pour des prestations adaptées, en respectant les collaborateurs sur place, comme on se doit de le faire pour les collaborateurs français, cela permet de réduire des coûts et de maintenir des services aux usagers à des prix acceptables.
Je voudrais rappeler que Teletech International a toujours été reconnu pour la qualité de sa gestion sociale, que nous avons initié de très nombreuses avancées, que ce soit par la réduction avant tout le monde du temps de travail, la mise en place des comptes-épargne temps, l’investissement très important dans la formation continue, les formations diplômantes, etc.
Nous allons ouvrir l’an prochain, à Dijon, une nouvelle plate-forme de 600 positions, avec l’ambition affichée de faire réellement évoluer la gestion des centres d’appels dans le sens d’une gestion sociale innovante et haut de gamme.
Ce que j’ai critiqué, c’est à la fois la démarche, l’efficacité, les préjugés et l’ambiguïté des mesures annoncées.
Mais oui, d’accord pour engager un vrai dialogue, que j’appelle de mes vœux depuis fin 2003, avec des donneurs d’ordres soucieux comme nous, de réellement changer les choses en profondeurs.
C’est en créant des emplois à forte valeur ajoutée, dans des conditions de travail qui donnent envie aux collaborateurs de postuler et de s’engager dans la durée, que nous aurons cette fois démontré que les centres d’appels peuvent parfaitement proposer des emplois recherchés par tous.








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