
Vous avez raison ! Il faut relativiser. Katrina, c’est un cauchemar, et Ike aussi. La détresse de leurs innombrables victimes est insondable.
Plus près de chez nous, il y a aussi un grand nombre de sujets de compassion médiatiques : la pauvreté, la maladie par exemple. Mais on se trouve là face à des phénomènes non maîtrisables, qui s’abattent sur les plus démunis.
Il est un autre sujet de détresse, infiniment moins grave, problème de nantis, honte des professionnels de la Relation Clients : je veux parler des numéros 800 (et suivants).
Comme souvent, tout est parti d’une bonne idée et d’une certaine envie de progrès : on allait simplifier l’accès téléphonique aux entreprises. Selon les cas, le naturel revenant bien vite au triple galop, certains ont décidé que cette simplification, en plus de favoriser les affaires, devait avoir sa récompense. Les consommateurs allaient devoir payer pour être informés et même dépannés !
On en pense ce qu’on veut, mais il a fallu une loi pour que l’attente à l’écoute des Quatre Saisons ne soit pas facturée 0,23€ par minute.
Reste la simplification. Un seul numéro pour tout, c’est séduisant. La suppression de tous les autres numéros (les gratuits en premier lieu), c’est moins grisant, avouons-le. Quand vous voulez juste préciser une demande à votre conseiller habituel, celui que vous connaissez et qui vous connaît, c’est carrément crispant.
Surtout, puisque tout passe par le même filtre, et comme tous les conseillers des centres d’appels (eh oui !, c’est encore le sujet !) ne sont pas compétents sur tout, il faut « aiguiller la demande » vers l’équipe compétente.
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