La terreur chez Armatis
Je dois dire que j’ai hésité (mais pas beaucoup), avant de publier et de commenter cette information parue dans l’Yonne Républicaine, un support plutôt discret au niveau national, à propos de la première année d’existence du centre Icaunais de notre confrère.
Il y a à cela plusieurs raisons qui me font transgresser une règle tacite qui dit de ne pas critiquer (publiquement au moins) ses concurrents.
C’est qu’Armatis s’est implanté à Auxerre à quelques kilomètres seulement de notre premier centre situé à Toucy, dans un bourg de 2000 habitants et dont le bassin d’emplois est restreint, comme vous l’imaginez. Cela n’est en rien interdit bien sûr.

Cette implantation a bénéficié d’un soutien massif de la part des collectivités locales et autres, en raison de la promesse de recruter 400 personnes en CDI dans un délai très rapide. De ce soutien, nous avons dû nous en passer il y a 15 ans tout juste, quand nous avons ouvert notre centre. Nos recrutements ont parfois été difficile, et l’image de notre métier ne nous a pas beaucoup aidés. Nous nous sommes efforcés tout au long de ces années, au service de plusieurs des groupes les plus importants, d’instaurer un climat de respect de nos collaborateurs. Nous avons conduits une politique de formation continue qui fait école aujourd’hui en France. De la sorte, la fidélité de notre personnel est la plus forte de la profession. Souvent, nos confrères ont minimisé la qualité de ce résultat, en prétendant que notre localisation rendait nos collaborateurs captifs. On voit ici qu’il n’en est rien. Que quelques semaines suffisent pour dissuader les employés, y compris dans les bassins d’emplois les plus réduits.
Cet article de presse parle exclusivement d’Armatis, mais il parle d’une profession, qui, à nouveau fait parler d’elle en mal. Rarement on avait utilisé des termes comme ceux-ci pour décrire un mode de gestion.
Il est temps que ces choses changent et que les décideurs politiques intègrent dans le choix des entrepreneurs qu’ils soutiennent, des critères éthiques qu’ils semblent négliger. On voit bien que l’affichage des labels auto attribués ne change pas la réalité. Si les rémunérations sont effectivement influencées par les montants négociés avec les donneurs d’ordres qui ont une responsabilité à assumer aussi en la matière, pour le mode de management, les chefs d’entreprises sont face à eux-mêmes. Et pour ceux que cela ne retient pas, les acteurs économiques publics auront à trancher. En amont si possible.

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