Café luxe

« Avant, les New-Yorkais buvaient leur café à la va-vite dans des gobelets en carton. Pendant la crise, ils se sont rendu compte que, pour quelques dollars, on pouvait s’offrir le luxe d’un café vraiment bon », explique Joe Wieczocek, 25 ans, employé au café 1668, un loft aéré meublé de grandes tables communes en bois, bondées à toute heure du jour.

« C’est une activité qui résiste à la crise parce qu’on vend un produit de qualité, mais aussi une expérience, un espace agréable qui est un peu l’extension du salon des gens », renchérit Sam Penix, 27 ans, copropriétaire et gérant d’Everyman Expresso, qui vient d’ouvrir un deuxième café à Manhattan.

Ce papier paru dans le Monde, illustre bien que la nature de la relation entre la marque et son consommateur est la clé du développement. Le produit est là aussi, pour marquer sa différence. Si le café servi dans ces espaces était le « jus de chaussette » auquel les américains sont habitués, aucune chance.

Mais servir un très bon café dans un environnement classique, à un prix très élevé ne fonctionnerait pas non plus. C’est bien l’idée, « pour deux euros de plus, vous entrez dans le monde des connaisseurs, du luxe, des privilégiés », qui fait l’engouement.

C’est ce qu’a naturellement réussi Apple à la perfection avec les ipod, iphone et ipad. Mais c’est aussi le succès de la carte Navigo de la RATP, qui donne à chaque voyageur équipé, le sentiment d’avoir accédé à un statut supérieur au misérable détenteur d’un ticket.

Les entreprises qui sentent poindre la concurrence de concurrents low cost doivent s’interroger sur l’opportunité de prendre cette voie.

  • Twitter
  • email
  • Google Bookmarks
  • LinkedIn
  • viadeo FR
  • Netvibes
  • Print