Facebook capte, en échange d’un service totalement gratuit d’un niveau stupéfiant, les données clients des marques. Plus ces dernières investissent ce nouveau média, plus elles perdent la maîtrise de ces données essentielles. Plus encore, elle délègue la gestion de ces énormes bases à ce tiers qui s’est autorisé de modifier sans prévenir les règles du jeu.

Ce qui rend les passerelles entre les SI des marques et ce réseau social on ne peut plus instables.

Pour autant, quelle marque mondiale peut faire l’impasse sur cette place de marché de bientôt 1 milliards d’individus, et qui plus est, celui qui est le plus à-même de consommer ses produits ?

Mais, ce faisant, Mark nous protège de l’appétit sans scrupule d’innombrables marketers qui ne sauraient pas se restreindre à une politique relationnelle non intrusive.

Bien entendu, ce n’est pas par philanthropie, mais il se trouve qu’en tant que consommateur, cette barrière à l’accès à nos données qui nous protège des marques intrusives, est une chance et sans doute le facteur clé de succès de l’entreprise. Nous pouvons lui trouver des défauts, mais ceux d’entre nous qui y passent du temps n’envisagent pas aisément de s’en passer.

Pour les marques également, ces restrictions d’accès aux données est une chance : cela les conduit à inventer d’autres chemins pour leurs relations avec leurs « likers ». Les marques ne sont pas légitimes à s’inviter dans les relations personnelles entre particuliers. Le fait qu’elles alimentent nombre de conversations entre eux ne les rend pas automatiquement les bienvenues. Les jeux et autres opérations de séduction sont autant de moyen de se faire une place dans l’univers des consommateurs. Mais il faut adopter d’autres comportements pour parvenir à en faire un système vertueux, dans tous les sens du terme.

Serions-nous en train de réconcilier l’éthique et la performance économique ? No, you kidding !

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