
J’ai participé cette semaine chez France Télévisions, à une conférence très intéressante sur ce sujet, organisée par Orange Business Services, France Télévisions, Véolia Transport, la Société Générale et la Ville de Nice.
Une étude réalisée par le cabinet GM Consultants et Associés a été présentée, qui entre en profondeur dans tous les aspects de la question.
Louis Naugès a fait référence à une autre étude de Morgan Stanlay, et les débats ont été sérieux, c’est à dire juste ce qu’il faut de langue de bois, mais très peu, et surtout, de vrais débats.
Quelques éléments que j’ai pu noter :
Apple et Google domine le monde, sur ce sujet bien sûr, mais probablement en général. Apple vient, le jour-même, de dépasser Microsoft en bourse, ce qui n’est pas rien, tout un symbole en réalité. On dit moins qu’il a dépassé General Electric aussi.
Allusions aussi à Facebook, Twitter.
On voit, comme au Mobile World Congress de Barcelone, que la guerre sera féroce entre eux et les opérateurs télécom qui voient leur échapper les usages, ces fameux usages. Puisqu’Apple, avec son Apple Store détient les informations sur qui consomme quoi, puisque Google sait ce que l’on fait pas à pas, les opérateurs en sont réduits à fournir à ces « pousse à consommer », des tuyaux à titre gratuits.
Or ces géants sont de plus en plus voraces et ne payent que très peu. Et quand il s’agit de payer, ils ont les moyens de se doter de leurs propres ressources.
Et le modèle économique sur lequel tous travaillent d’arrache-pied, il semble bien que G&A ont trouvé le cadenas qui va priver les autres de marges de manœuvre.
D’autant que l’analyse présenté sur les forces en présence fait bien ressortir un facteur clé d’échec probable : il manque aux opérateurs la culture des usages.
C’est ce qu’on a pu ressentir à nouveau lors de cette conférence : on a parlé tuyaux, capacités, interopérabilité, OS, débits. Pour nous dire d’ailleurs, que les capacités ne sauraient faire défaut (mais n’avait-il pas été dit juste avant que les voraces ne semblaient pas prêts à payer ce qu’ils étaient sensés devoir ?).
J’ai été frappé à ce propos de voir balayés d’un revers de main la fracture numérique des territoires ruraux. Question mal comprise : la fracture entre les générations est en voie de réduction, c’est indéniable. Mais celle des territoires reste béante. L’ADSL via wi-max 2 MB maxi, à prix élevé, c’est parfois un luxe inaccessible. Alors le GB, cela sera, c’est à peu près certain, réservé longtemps aux happy fews des centres très concentrés.
D’ailleurs, la question de ces villes qui grandissent et qui peinent à gérer les problèmes de transports, il en a été question avec l’innovation de la Ville de Nice qui a mis sur le marché, avec les opérateurs partenaires et Véolia Transport, un terminal qui permet de micro-payer, d’accéder aux informations culturelles de la ville. Juste un bémol : un terminal spécifique, à ajouter dans son sac, à son Iphone et son Ipad ? Les marchands de sac à dos ont de beaux jours devant eux.
Mais finalement, ce qui ressort, c’est que le m-marketing, en dehors d’Apple, cherche encore son modèle économique. On n’en sort pas : en état de mobilité, avec un écran d’Iphone comme interface, pas question de compter sur des sites internet complets. Alors, après avoir vendu des sonneries de téléphone et des applications Apple, pour le reste, un ange passe…
Autant vous le dire, le grand absent de tout ceci, c’est le téléphone. J’ai été à nouveau surpris de constater que les smartphones ne sont abordés que sous l’angle de l’internet. Le côté téléphone, intrinsèque, acquis, banalisé, a fini par se faire oublier.
Au point que notre solution « Lien Hypercall » risque bien de faire une véritable révolution, et, je le souhaite, un succès.
Nous sommes bien seuls, à ce jour, à avoir envisagé de combiner les fonctionnalités et les usages qui sont ainsi libérés. A l’internet les premiers pas vers les choix possibles, au téléphone, outil naturel de la mobilité, de faire le dernier mètre.
Du coup, la question des usages disparaît, n’a plus aucun sens. Le modèle économique s’affranchit de G&A et prend sa place naturelle dans la vraie vie.
Surtout, il n’a plus besoin du ressort publicitaire pour se justifier.
Lancement imminent de cette (r)évolution !








Commentaires récents